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Discours sur le terrorisme

Une analyse profonde sur les fondements du terrorisme, les attentats du 11 septembre et la position de l'Afrique de la Renaissance. Un appel à la paix, à la justice et à la fraternité universelle.

Son Excellence President Docteur General Elhadji Ndongo NDIAYE
Son Excellence President Docteur General Elhadji Ndongo NDIAYE
Fondateur & Président de la Ligue Islamique Internationale
Auteur de « Théorie sur la Renaissance Africaine »
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Théorie sur la Renaissance Africaine
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Théorie sur la Renaissance Africaine
Par Son Excellence President Docteur General Elhadji Ndongo NDIAYE
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Notre position par rapport au terrorisme : L'antiterrorisme

Une réflexion sur les attentats du 11 septembre, les fondements idéologiques du terrorisme et la voie de la paix par la justice

L'effondrement des deux tours jumelles du World Trade Center, symbole du capitalisme mondial, est resté gravé dans toutes les mémoires. Tout le monde occidental et même une partie du tiers monde se sentait américain : américain pour décrier l'horreur, américain pour dire que les États-Unis d'Amérique doivent riposter contre leurs ennemis fantômes. C'était le début d'un compte à rebours : l'ennemi parfait était le régime des talibans d'Afghanistan, protecteur d'Oussama Ben Laden et d'autres leaders d'Al-Qaïda, l'organisation désignée comme auteure des attentats.

L'effondrement du mur de Berlin en 1989 avait brisé la dernière glace, rempart de la guerre froide. Laquelle guerre avait pris en otage, non pas les deux puissances qui s'affrontaient, mais plutôt le monde en décolonisation. Les champs de bataille étaient les nouveaux États d'Amérique latine, d'Asie et d'Afrique. Les conséquences de ces affrontements par États interposés restent encore vives, aujourd'hui plus que jamais, dans des pays ou des régions du monde. Mais cette violence-là, beaucoup ne l'avaient pas condamnée ; au contraire, l'Occident capitaliste, qui la téléguidait, l'avait jugée utile pour faire plier bagage au communisme.

Avec les attentats des Tours Jumelles, une partie du tiers monde voyait pour la première fois que l'Amérique, grand vainqueur de la guerre froide, supposée « invulnérable », sécurisée comme une forteresse, n'était en fait qu'un État comme les autres. Le deuxième millénaire venait d'être tourné avec tout ce qu'il symbolisait comme injustices commises par le bloc occidental. La traite négrière ou commerce triangulaire des enfants d'Afrique, la colonisation et l'exploitation du reste du monde, et même au prix de massacres — celui des Amérindiens en Amérique, celui des Mélanésiens en Australie, ainsi que ceux des résistants d'Afrique et d'Asie, sans parler des massacres qui ont accompagné les décolonisations.

Un nouveau millénaire venait de commencer, vociférant à sa manière : « Celui qui sème le vent récolte la tempête ». Le vent de la domination et de l'exploitation du monde par une minorité avait tant soufflé. Le XXIe siècle était à l'an un, la guerre froide était définitivement terminée, et un nouvel ordre mondial venait d'émerger avec le terrorisme.

Le terrorisme est le fait de semer la terreur. C'est le fait d'effrayer par des actes violents un individu, un groupe d'individus voire tout un pays. Son véritable sens lui est forgé ces dernières décennies en l'attribuant à des groupes d'individus qualifiés d'extrémistes d'idéologie. Celle-ci pouvant être la religion. Et à ce sens, l'islam est le plus indexé. Mais est-ce que c'est l'islam le véritable auteur ? Quels sont les fondements du terrorisme ? Quelle est la position de l'Afrique de la Renaissance par rapport au terrorisme ?

1. Regard sur le 11 Septembre

Qui aurait pu penser que les deux tours du World Trade Center allaient un jour s'écrouler comme des châteaux de cartes, parce que des terroristes l'auraient décidé ? Parce que deux avions de ligne américains les auraient percutées de manière délibérée ? Qui aurait pu penser que l'Amérique, qui par la politique de la dissuasion a réussi à éviter toute attaque soviétique sur son sol, allait un jour essuyer des attaques aussi spectaculaires au cœur de New York, sans que ses services de renseignement aient réussi à déjouer le complot qui en est à l'origine ?

La réponse à ces deux questions semble ne pas exister... Personne ! Nul n'aurait songé à ces attentats, sauf ceux qui les ont financés et ceux qui les ont préparés et exécutés. Qui peut arrêter la résolution d'individus inconnus qui ne vivent que pour leur passion, leur vocation de finir « martyrs » de leur idéologie ?

Certains ont refusé de raisonner en désignant aussitôt l'Islam comme l'auteur de l'horreur. Mais c'est fou si l'homme refuse délibérément de raisonner ! Nous voulons seulement savoir si c'est l'islam qui ratisse le feu entre les deux Corées, ou alimente-t-il la tension entre les deux Chines ? Est-ce l'islam qui cultive les champs de cocaïne, ou entretient-il les mouvements de Guerilleros en Amérique latine ?

Est-ce l'islam qui bénit le nationalisme corse, le revendicalisme basque ou le religionisme irlandais ? Est-ce l'Islam qui sème la pagaille en Afrique ? Que les Africains me disent si c'est l'islam qui a liquidé l'innocent Lumumba, si c'est l'islam qui a liquidé l'innocent Sankara, si c'est l'islam qui, aujourd'hui, a mis au KO un bon nombre de pays d'Afrique ?

Est-ce l'islam qui, jadis, faisait le commerce triangulaire ; est-ce que ce sont les musulmans qui ont exterminé les Amérindiens ? Est-ce Allah qui bénissait la folie de l'Europe esclavagiste puis colonisatrice ? N'était-ce pas une bulle papale, de Nicolas V, qui exhortait les razzias en terre d'Afrique, afin que, disait-il, les païens soient réduits au christianisme par le biais de l'esclavage ?

En honneur de quelle Divinité la conscience de l'Homme peut-elle se permettre de prêcher la barbarie pour apporter une supposée voie du salut ? Pourquoi l'homme refuse-t-il délibérément de raisonner ? Combien sont tous ces peuples qui, dans leurs désespoirs et leurs revendications légitimes, ont fait recours à la grève de la faim, voire même à la fin de la vie ?

Les kamikazes de la deuxième guerre mondiale, s'étaient-ils inspirés au nom de l'islam ; ou alors, leur geste était, à leur sens, leur ultime recours pour témoigner la détermination de leur peuple !

Que prêche l'islam si ce n'est de faire le bien et d'éviter le mal ; si ce n'est de faire le convenable et d'interdire le blâmable ; si ce n'est « celui qui espère rencontrer la face de son Seigneur, doit faire de bonnes actions et ne doit associer dans son adoration aucune autre divinité » ; si ce n'est que « d'attester qu'il n'y a de Dieu que Dieu et que Muhammad est un envoyé de Dieu, d'accomplir la Salat, de s'acquitter de la Zakat, de jeûner le mois de Ramadan, et de faire le Pèlerinage à la Mecque quand on a les moyens ».

Quelle créature peut être fière de voir les Tours Jumelles voler en éclats ; d'expédier des innocents dans l'autre monde ? Dans quel livre révélé est-il mentionné qu'une communauté a le droit de faire subir à d'autres peuples ce qu'elle ne veut pas subir ?

À ma connaissance, ni le judaïsme, ni le christianisme sur lequel se fondait le Vatican pour exhorter les razzias en Afrique, ni l'Islam que certains veulent faire endosser les attentats du 11 septembre, n'ont jamais légitimé la violence sur des innocents. Dieu, qu'on l'appelle God, Yahvé, Yalla ou Allah, n'a demandé à l'homme que de faire le bien, de recommander le convenable et d'interdire le blâmable.

Mais qu'est-ce que l'être humain veut comprendre dans faire du bien, s'il vit en servitude ? Qu'est-ce que c'est que le convenable, quand on est colonisé ou néo-colonisé ? C'est quoi le blâmable, quand on est victime d'une injustice bénite par le mépris de l'humanité ? Ces trois mots sont aussi chargés que la situation alarmante de notre monde.

2. Les fondements du terrorisme

La terre est une, notre humanité aussi ; et pourtant des peuples y vivent en exploitant d'autres peuples. Certains peuples sont en paix alors que leurs hommes sèment la pagaille ailleurs. Ce sont d'autres êtres humains qu'on opprime, qu'on torture, ou qu'on assassine gratuitement. On forme, on finance et arme des seigneurs de guerre pour faire des coups d'État, pour créer la tension dans des pays et traumatiser toute une sous-région.

On soutient des dictateurs à la tête de certains pays comme s'il y avait des peuples qui ne méritent pas la démocratie ? Est-ce qu'un être humain restera sur la terre, si les folles ambitions de l'homme l'emportent sur la raison ?

La restriction des libertés dans un pays, par un régime dictatorial, est toujours vue comme une oppression par les citoyens et suscite de la frustration chez les plus tolérants et du dégoût chez les plus démunis. Ces derniers peuvent penser que c'est la dictature qui est à l'origine de leurs problèmes, ce qui est vrai en partie.

Ils peuvent penser aussi qu'ils n'ont plus rien à perdre du moment où leur vie a échoué et qu'ils n'attendent pas de lendemains meilleurs. Dès lors, il suffit juste d'une petite étincelle pour jeter leurs colères de manière canalisée sur ceux qu'ils pensent être à l'origine de leurs ennuis.

Et dans une situation pareille, si un prédicateur passe et leur promet un paradis paré de vierges, s'ils commettent des actes terroristes envers ceux qui les ont opprimés ou ceux qui téléguident leur oppression depuis leur pays lointain, tous laissent voir que dans l'esprit de la pépinière du terrorisme, rongé par la précarité, noyé par l'analphabétisme, et déçu par le goût de l'existence, devant une telle chance, le choix est évident.

Il est clair que si la dictature qu'ils vivent dans leurs pays leur semble être un prolongement d'une injustice venant de l'étranger, de l'Occident, de tels hommes ne peuvent pas aimer l'Occident et surtout l'Amérique qui téléguident ces régimes pourtant à orientations autoritaires, les réduisant à de véritables misérables.

La simplicité veut qu'on accuse le prédicateur mais, si on raisonne, on voit que c'est le système dictatorial qui a fait naître, qui a alimenté et façonné l'esprit de rébellion et de vengeance des terroristes potentiels. Est-ce que c'est le prédicateur qui les a conditionnés à survivre dans la précarité, les poussant à s'entasser dans des ghettos d'infortune ?

Est-ce que c'est lui qui leur a confisqué leurs libertés au point de susciter la révolte en eux ? Est-ce que c'est lui qui leur a enlevé toute lueur d'espoir dans ce monde ? Loin de là ! Alors si au lieu de s'arrêter là, des gens veulent encore faire porter la responsabilité non plus au prédicateur, mais à la religion de ce dernier, est-ce que c'est un jugement responsable et objectif ?

Tout laisse voir que ceux qui accusent l'Islam, s'ils le disent ou pas, visent d'autres objectifs que de mettre fin au terrorisme, parce qu'une chose est claire : tant qu'il y aura des hommes sur la terre, l'Islam continuera non seulement d'exister mais aussi de progresser !

Le prédicateur, même s'il diffuse un message erroné, tout le monde sait qu'il y a un réel écart entre les peuples dans la misère et les autorités monarchiques de la plupart des pays arabes. Et s'il essouffle un air de révolte et de rébellion, si ce message passe c'est parce qu'il a en face de lui des réceptacles ignorants qui voient en lui le messie.

Tout le monde aspire à la lumière — la liberté, l'égalité et la justice ; et à force de survivre dans des difficultés ont fini par perdre l'espoir et l'essence de la vie. Que perd un adulte que tous les indicateurs d'une vie décente ont déjà classé comme un irresponsable, un inutile, un parasite de sa société, s'il décide de se faire sauter au beau milieu de ceux qu'il considère comme les véritables auteurs de la tyrannie qui lui a dérobé toutes les chances d'une existence digne de ce nom ?

Le terrorisme trouve ses racines profondes dans la souffrance des hommes, celle-ci incarnée par des individus déterminés à faire aboutir leur cause même au prix du sacrifice suprême. Aucun peuple du monde ne veut et ne peut accepter d'être exploité, à plus forte raison dominé ou colonisé.

Chaque peuple du monde a ses aspirations et peut trouver, dans la détermination de ses enfants, les énergies qui lui sont nécessaires pour forger un destin digne de ses attentes. Que devient un peuple, un pays, si celui-ci n'est pas autonome pour tracer les axes sur lesquels il veut forger son propre destin ?

Le paternalisme néocolonialiste peut-il viser d'autres choses que de forger des millions de frustrés, donc des terroristes potentiels dans le tiers monde ? Quand un Maghrébin a dépassé la vingtaine d'années et qu'il survit dans la galère, sans perspective d'un avenir morose, et que la seule solution lui semble être de risquer sa vie en tentant de traverser clandestinement le détroit de Gibraltar pour gagner l'eldorado européen ; il est clair que si le terrorisme n'a pas gagné ses actes, il a déjà conquis son cœur, et le bon sens veut qu'il y ait une justice équitable.

Si Al-Qaïda recourt à une stratégie terroriste, et pour des raisons que nous ignorons, c'est son choix ; mais notre humanité, n'est-elle pas lâche si elle refuse de se pencher sur les problèmes qui minent l'environnement de ses partisans, et qui ont inspiré leurs comportements : la Palestine, la Tchétchénie, l'Irak et bien d'autres endroits, où des musulmans sont victimes d'une injustice cautionnée par notre humanité ?

Notre humanité n'est-elle pas irresponsable, si elle a osé stipuler que ce qui s'est passé le Onze Septembre a un quelconque lien avec l'islam ? Vouloir coûte que coûte culpabiliser l'islam, est-ce un signe évident de sa méconnaissance, ou une déclaration de guerre déguisée ?

Si notre humanité veut se responsabiliser, il est de sa mission de se pencher sur les vrais problèmes qui veulent compromettre la paix, la bonne entente, la solidarité et la fraternité, devant unir les différents peuples de la terre. Le calvaire palestinien, que notre humanité refuse de résoudre, continuera tant qu'il durera, à fabriquer des kamikazes ; et l'Islam n'a rien à voir dans cette tournure dramatique !

C'est la responsabilité de notre humanité, c'est la responsabilité des Nations Unies qui ont partagé la Palestine, et qui, par des résolutions sans lendemain, donnent carte blanche à la violence. C'est évident que l'État d'Israël existera toujours, que le beau peuple d'Israël doit être uni par des relations fraternalistes à tous les peuples du Proche-Orient. Ce qui suppose que l'État de la Palestine avec ses frontières d'avant 1967 doit exister aussi.

La coexistence fraternaliste de ces deux États est plus que possible, il suffit que les Nations Unies assument leurs responsabilités. Que les États-Unis prennent leurs responsabilités, s'ils veulent mériter leur rang incontestable de « superpuissance » : ce n'est pas en fermant un œil sur le calvaire de la Palestine — alors qu'ils regardent d'un œil de lion la Syrie, alors qu'ils taillent leurs griffes de panthère pour effrayer l'Iran — qu'ils vont mériter que notre humanité leur jette des fleurs parfumées !

Si l'Oncle Sam refuse de mener, avec toute l'humanité, notre monde — y compris les États musulmans qu'il veut qualifier de voyous, uniquement parce qu'ils refusent de se soumettre à sa seule autorité — dans une ère de justice impartiale ; nous voulons dire reconnaître un État palestinien avec les frontières d'avant 1967, s'occuper du problème kurde, du cas du Cachemire, de la Tchétchénie, et aider mon Afrique à mettre fin à l'ère des dictatures et des maladies ; c'est évident que l'explosion du malheur, qui couve les misérables et les persécutés du monde, se fera sentir à la même échelle et partout dans le monde, et aucune religion n'en est pour rien.

3. Notre position : L'antiterrorisme

Il est inhumain, tout homme qui tente de justifier ou de légitimer la barbarie, l'agression d'innocents, ou simplement la violence aveugle. L'être humain est ce qu'il y a de plus sacré dans l'univers. La vie d'un Américain est aussi importante que celle d'un Tibétain ou d'un Palestinien ou de la reine d'Angleterre : toutes les vies se valent, tous les hommes sont égaux en droits et en devoirs, et tout esprit doué de ses facultés mentales est capable de tout ce que permet le génie humain.

Toute conscience lucide et objective doit condamner toute stratification des hommes en fonction du niveau de développement de leur pays, en fonction de leur religion, ou en fonction de l'intensité d'une pigmentation ; notre humanité est une et indivisible.

Nous serions coupables, si face au « triomphe de l'injustice » nous décidions de ne pas réagir. Si l'Afrique veut être la lumière de ce siècle naissant, elle ne peut pas contourner son ordre du jour : le Terrorisme. Nous devons nous prononcer et choisir un camp pour l'Afrique de la Renaissance que nous incarnons et dont nous brandirons avec fierté le flambeau jusqu'à notre dernier souffle.

Nos principes ne sont plus à exposer, notre position contre toute forme d'expression de la violence est catégorique, que ce soit la violence terroriste, ou que ce soit la violence arrogante des États qui se croient au-dessus de tout le monde, en se réservant, seuls contre tous, le droit d'attaquer un État souverain, d'en renverser le gouvernement, et de l'occuper militairement, et tout cela sur des bases infondées d'hypothétiques armes de destruction massive : le concept de guerre préventive est une agression flagrante, injuste et indéfendable, surtout de la part d'États qui se veulent promoteurs de la démocratie et de ses valeurs.

Le fraternalisme auquel nous sommes profondément attachés fait que nous ne devons adhérer qu'à la vérité, et rien qu'à ce qui nous ressemble le plus à la vérité. Notre attachement à la démocratie et à la bonne gouvernance en générale, fait que nous sommes catégoriquement opposés à toute dictature, que celle-ci s'exerce à l'échelle d'un État ou qu'elle veut s'imposer à l'échelle du monde.

Comme il est clairement dit dans nos principes, notre camp ne peut être que celui opposé au terrorisme ; c'est celui de l'antiterrorisme, mais les fondements de ce concept méritent d'être clarifiés.

Si l'antiterrorisme doit utiliser les mêmes moyens que le terrorisme, il devient simplement du terrorisme et ses acteurs sont des terroristes même s'ils sont vêtus de la tenue militaire d'un quelconque État.

Si les Boys américains bombardent des villages afghans alors qu'il n'y avait que des femmes et des enfants ; si en Irak, les mêmes Boys entendent des coups de feu célébrant un mariage, et arrosent de balles tout un village ; s'ils se permettent des crimes odieux comme ceux commis à Abou Ghraïb ; sans parler de tous les prisonniers détenus à Guantanamo et à qui on refuse le statut de prisonniers de guerre pour qu'ils ne bénéficient pas de la convention de Genève ; il faut oser se demander où se trouve réellement le camp de la paix et de la justice.

Parce qu'il est clair que ni cette Amérique-là, ni les terroristes, ne peuvent rassembler derrière eux les consciences objectives du monde, même les plus compatissantes.

L'antiterrorisme doit être avant tout le camp de la paix et de la stabilité mondiale, celui du dialogue des cultures, de la fraternité des peuples, et du droit universel, de ceux qui l'incarnent et de ceux qui l'incarneront. Il doit être régi par un certain nombre de principes dont le plus élémentaire est de refuser l'amalgame que des gens veulent faire entre Islam et Terrorisme.

Notre humanité doit refuser de s'inscrire dans toute logique de confrontation des religions. Parce que c'est la parole de Dieu, la parole du Dieu que les États-Unis implorent dans leur prière « God bless America », l'unique Dieu, n'a jamais dit quelque part à l'être humain qu'il peut et qu'il doit détruire le monde. Bien au contraire ! Il a dit de ne pas se soumettre à l'injustice, de ne craindre que lui, et de combattre pour un monde juste.

Et à ce titre l'antiterrorisme doit soutenir le combat légitime du peuple de la Palestine pour avoir son État libre et indépendant. Les pays du tiers monde doivent s'engager à lutter contre la pauvreté, l'analphabétisme ; et développer une culture de paix et de démocratie, avec le soutien des pays occidentaux qui vont arrêter toute ingérence dans les affaires internes de ces États souverains.

La transparence doit garantir les accords et les échanges entre les pays du monde si on veut un monde pacifique. Ces quelques principes peuvent constituer l'ébauche d'une conduite fraternaliste acceptée par tout pays de bonne foi.

L'Afrique de la Renaissance refuse d'emblée tout suivisme. La Renaissance Africaine véhicule la nécessité de développer un sens de réflexion, une liberté d'expression et une capacité d'action propre à l'Afrique. Il nous appartient, à nous Africains, de défendre ce en quoi nous croyons : ce que nous jugeons utile et conforme avec notre ligne de conduite fraternaliste, et avec l'intérêt général de l'Afrique.